Les transports du plateau de Saclay

La CGT interpelle les élus, aménageurs, entreprises face à la situation catastrophique des transports du plateau de Saclay

En l’absence de projet de transport alternatif au métro ligne 18 (qui ne sera pas en activité avant 2027 voire 2030), la CGT réclame un plan de transport d’urgence pour pouvoir se déplacer en temps acceptable, en sécurité, en sérénité et en respectant l’environnement. Proposer des transports non polluants et réduisant les émissions carbone est une nécessité et correspond aux objectifs de la COP21.

Malgré les promesses des politiques qui accompagnaient le projet d’aménagement du « campus-cluster », les difficultés de circulation sont en augmentation constante que ce soit en voiture, en bus, en RER, …

Comment se fait-il que le TCSP le long de la RD36 entre Saint Quentin en Yvelines et Saclay ne soit plus programmé ?

Par ailleurs, l’impact sur les communes proches ou moins proches comme celles de l’Ouest et du Sud-ouest n’a pas été pris en compte. Seule la liaison Paris (ou les aéroports) vers Saclay intéressait les porteurs de ce gigantesque projet.

L’accès du campus doit être facilité pour tous : les scientifiques du monde entier, les VIP, certes mais aussi et surtout l’ensemble des salariés du plateau qui galèrent tous les jours et enfin la population grandissante des communes de la région.

Pourquoi ne pas encourager les vélos via des pistes cyclables le long des départementales qui mènent au campus (RD36, RD446, RD306, RD95, RD361) pour rendre cette circulation attirante et sure ?

Où en est le projet de téléphérique évoqué depuis longtemps pour relier le RER B au Plateau ?

Pourquoi ce campus-cluster résolument ancré dans le XXIème siècle n’est-il pas le lieu ou seraient testés des projets innovants de modes de transport ?

Les revendications de la CGT à court et moyen terme :

 A l’attention des employeurs :

Le renforcement des lignes mutualisées existantes et la création de nouvelles lignes, selon les besoins (lieux de résidence, fréquence, etc.), directes et omnibus, sans que cela se fasse au détriment des trajets existants. Les navettes doivent pouvoir être utilisées par tous les personnels qui le souhaitent, gratuitement, quel que soit leur statut.

  • Les établissements doivent, de plus, assurer le remboursement intégral du pass Navigo pour les personnels qui empruntent les transports en commun.
  • Des forfaits kilométriques doivent être prévus pour les salariés qui viennent en voiture personnelle et en fonction de l’éloignement du domicile.

A l’attention des services publics

  • Transports Sud-Nord qui permettent de rejoindre le plateau de Saclay à partir de ville ou l’immobilier peut être moins cher.
  • Transport de la vallée de l’Yvette jusqu’au plateau avec un téléphérique, voire liaisons avec Courtaboeuf et les Ulis. Ce mode de transport complémentaire par câble est à tester car c’est un des seuls moyens qui ne rajoutent pas de véhicules sur les voiries déjà saturées.
  • Pistes cyclables pour assurer la sécurité des cyclistes, bien connectées entres elles et entretenues
  • Multiplier les bus de Versailles, Jouy, St Quentin, Vélizy, Paris ou proche banlieue aux heures de pointe mais également dans la journée et organiser les passages dès les premiers trains du matin.
  • Réaliser en urgence le tronçon de transport en commun en site propre (TCSP) entre Saint-Quentin-en-Yvelines et le Christ de Saclay dans la continuité du tronçon existant vers Massy. La modification actuelle du rond-point ne le prévoie pas.
  • Moderniser les lignes RER B et C (y compris le doublement du tunnel du Chatelet)
  • Activer la modification de l’échangeur des Ulis

 Mode de Financement : un choix politique

  • Sortir du cadre des partenariats public-privé (PPP) pour les infrastructures qui soumettent l’investissement à des contraintes de rentabilité financière et grèvent les budgets d’exploitation.
  • Créer une contribution fiscale des sociétés ayant fait le choix de délocaliser sur le plateau : la réalisation de transports collectifs corrects doit être un préalable aux déménagements.
  • Elargir le versement transport que payent certaines grosses entreprises à toutes les entreprises et aux plus-values immobilières et foncières et reformer globalement la fiscalité sur les transports.
  • Réduire la TVA sur les transports publics à 5,5%.
  • Sortir la dette de la SNCF par une structure semblable à celle mise en place pour sauver les banques en 2008.
  • Mettre en place un large pôle financier public dédié à l’investissement d’intérêt général et de long terme.

La CGT est organisée dans de nombreuses entreprises ou établissements de recherche et d’enseignement : CNRS, CEA, EDF, Agroparistech, IPVF, SOFRADIR, INRIA, INRA, Danone Research, Université Paris-Saclay, ONERA, École Polytechnique, Institut d’Optique, Thales, Nokia, Mines-Télécom, Soleil, HEC, Centrale Supelec, Alphatest, ainsi que dans les services logistiques, à l’hôpital, dans les transports, au CROUS…
N’hésitez pas à nous contacter (cgt.ul.les.ulis@orange.fr ; cgt-retd@edf.fr ; cgt.saclay@cea.fr ; cgt@inria.fr ; cgt.danone.research@gmail.com ; …)

 Nous demandons à rencontrer prochainement Ile de France mobilités (IDFM) et la Communauté d’agglomération du plateau de Saclay (CAPS)

Le tract : 201906_CGT Saclay_transports

 

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